🌟 Quand Émile Coué rencontre Robert Baden-Powell : 5 leçons d’éducation qui inspirent aussi le management
Dimanche 22 février c’était la Journée mondiale du scoutisme, et jeudi c’est le lancement du projet 2026 Année Coué à l’occasion de la commémoration cette année des 100 de son décès. A cette occasion, je me suis amusé à rapprocher les idées de Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme, et celles d’Émile Coué, pionnier de l’autosuggestion consciente par ailleurs, tous les deux nés en février 1857.
Leurs visions de l’éducation, bien que nées dans des contextes différents, se rejoignent sur des principes fondamentaux – des principes qui résonnent aussi fortement dans l’art de manager une équipe.
Voici 5 points de convergence qui montrent comment éduquer, comme diriger, repose sur la confiance, l’exemple et l’autonomie.
- L’importance de l’exemple
Pour Émile Coué, les parents et les éducateurs doivent incarner les qualités qu’ils souhaitent voir chez l’enfant : une humeur égale, un ton doux mais ferme, et surtout, une absence totale de brutalité. « L’enfant est extrêmement suggestible. Tout ce qu’il voit faire, il le fait », écrivait-il. Baden-Powell, lui, insistait sur le rôle modèle des chefs scouts : leur attitude, leur intégrité et leur bienveillance doivent inspirer les jeunes. « Un bon chef est d’abord un exemple vivant. » → En management : Un leader qui incarne les valeurs de l’entreprise, qui reste calme sous pression et qui traite son équipe avec respect, crée une culture où l’exemplarité devient la norme.
- L’encouragement et la suggestion positive
Coué recommandait d’utiliser des phrases positives et valorisantes, même si elles semblent exagérées au départ : « Ah ! Aujourd’hui, tu as mieux fait que d’habitude » – une technique pour ancrer la confiance et motiver l’enfant à progresser. Baden-Powell appliquait ce principe en reconnaissant systématiquement les efforts de ses scouts, fussent-ils minimes, pour les encourager à persévérer. → En management : Un feedback constructif et régulier, qui souligne les progrès plutôt que les échecs, transforme la motivation et la performance des collaborateurs.
- Le rejet de la peur et de la brutalité
Coué mettait en garde contre les méthodes éducatives fondées sur la peur, la menace ou l’humiliation, sources d’autosuggestions négatives (manque de confiance, résistance). Baden-Powell, de son côté, rejetait les approches autoritaires au profit d’un climat de confiance et de respect. → En management : Une équipe qui se sent en sécurité psychologique ose innover, prendre des initiatives et s’engager pleinement – la peur, elle, tue la créativité et l’adhésion.
- L’éducation globale
Pour Coué, l’éducation ne se limite pas à l’instruction : elle doit développer l’enfant sur tous les plans – physique, moral et social. Baden-Powell partageait cette vision en formant des « éclaireurs de paix », des individus équilibrés, autonomes et solidaires, à travers des activités variées et concrètes. → En management : Un manager qui accompagne ses collaborateurs dans leur développement global (compétences techniques, soft skills, bien-être) construit une équipe résiliente et polyvalente.
- L’autonomie et la responsabilité
Coué encourageait les enfants à se faire confiance, à raisonner par eux-mêmes et à prendre des décisions. Baden-Powell, lui, donnait dès le plus jeune âge des responsabilités aux scouts, les incitant à devenir acteurs de leur apprentissage et de leur groupe. → En management : Déléguer, faire confiance et responsabiliser ses équipes, c’est les rendre plus agiles, plus engagées et plus capables de s’adapter aux défis.
💡 Et si le secret d’une éducation ou d’un management efficace résidait dans ces principes intemporels ?
- Donner l’exemple pour inspirer.
- Encourager pour motiver.
- Bannir la peur pour libérer le potentiel.
- Former globalement pour renforcer la cohésion.
- Responsabiliser pour autonomiser.
En cette semaine où nous fêtons la naissance de ces 2 grands hommes, ces leçons rappellent que diriger, comme éduquer, c’est avant tout une question d’humanité.
